STOP, ça suffit

L’Université d’Ottawa a la responsabilité d’offrir un environnement de travail sécuritaire et sain, dans lequel tou·t·e·s ses employé·e·s se sentent à l’aise. Le harcèlement n’y a pas sa place et ne devrait jamais être toléré.

Le harcèlement – peu importe sa forme – est un problème sérieux. Nous vous invitons à nous contacter si vous sentez que vous en êtes victime. Le SCFP 2626 peut vous offrir des moyens informels ou formels pour répondre au harcèlement, dépendamment de vos préférences et de l’ampleur de l’incident. Lors de toute discussion concernant un incident de harcèlement, un·e représentant·e du SCFP 2626 peut être à vos côtés, ou même à votre place, si vous en exprimez le besoin.


Lorsque nous avons agi : Dites non et dénoncez l’intimidation, le harcèlement & la discrimination

Campagne Dites non et dénoncez le harcèlement et la discriminationLe 28 mai dernier, Joseph Roy et Shelagh Roxburgh ont dénoncé le harcèlement, la discrimination et l’intimidation à l’Université d’Ottawa. En tant qu’assistant et assistante de recherche et d’enseignement, Joseph et Shelagh ont dû faire face à de l’intimidation et de la discrimination de la part de leurs superviseurs.

En 2006, Joseph a été invité à rédiger son doctorat à l’Université d’Ottawa. Cependant, lors de son passage à l’Université, la superviseure de Joseph lui a refusé par moments des contrats sous convention collective. Pour plus de 700 heures de travail, son salaire correspondait à moins du tiers du salaire des autres assistants de recherche. Dans certains cas, il n’a pas été payé du tout. En tant qu’étudiant, les délais déraisonnables imposés à Joseph ont retardé son doctorat de 6 ans. Joseph a depuis complété sa thèse avec honneurs sous la tutelle d’un autre professeur, mais il désire voir des changements dans la culture institutionnelle à l’Université d’Ottawa. Pour Joseph, il y a «… des problèmes endémiques de discrimination, de harcèlement et de droit au travail qui, pour l’administration, semblent faire partie du programme des cycles supérieurs ici à l’Université d’Ottawa.»

Le cas de Joseph n’est pas unique. Shelagh Roxburgh a été renvoyée injustement de son poste d’assistante d’enseignement pour avoir sonner l’alarme auprès de son département à propos de problèmes avec le contenu d’un cours. Malgré la discrimination et d’intimidation de la part de la Faculté des sciences sociales, Shelagh espère encourager d’autres étudiants et étudiantes à s’exprimer.

Ces situations ne sont pas des cas isolés. Malgré de fréquentes violations, de nombreux étudiants et étudiantes craignent des représailles professionnelles et n’ont pas confiance dans les institutions universitaires censées les protéger. Au cours années passées, le SCFP 2626 a été témoin de nombreux griefs soulevés par les travailleurs et travailleuses universitaires contre l’Université. Pour la plupart d’entre eux, le harcèlement jouait un rôle.

Le SCFP 2626 invite donc l’ensemble des étudiants, étudiantes, assistants et assistantes de recherche et d’enseignement à partager leurs histoires et à dénoncer le harcèlement en milieu de travail sur le campus. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez a éprouvé ou éprouve des difficultés avec leurs superviseurs, n’hésitez pas à nous contacter. Nous sommes là pour vous écouter et nous sommes là pour vous aider.